Big Fun In The Big Town (documentaire 1986)

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C’est dans le New York de 1986 que l’on part se balader en compagnie du Belge Marcel Vanthilt qui présentait l’un des premiers documentaires consacrés au Hiphop « Big Fun In The Big Town ». 40 minutes de trésor avec des témoignages de Grandmaster Flash, Run DMC, LL Cool J, Doug E. Fresh, Biz Markie, Roxanne Shante, Russell Simmons et bien d’autres encore…

Tout débute en compagnie de Grandmaster Flash qui nous explique les bases du sample et du djing. On rencontre ensuite Doug E. Fresh qui nous fait une petite démonstration de beatbox puis tient des propos très lucides sur ce qu’allait devenir le rap « The way they wouldn’t accept Rock & Roll to the fullest, but now they accepting it, and we going through the same thing that they went through. » Il nous parle également du fossé qui se creuse entre l’ancienne et la nouvelle génération de mc « We represent the way that the younger people feel. A lot of younger people have these older idols to look up to, and these idols look soft… They look at these young Rap stars, and they can see that we represent something that’s real. We don’t wear no glitter and stuff. Only thing that glitter on us is our gold. » Il fait ici référence aux tenues vestimentaires très flashy de Grandmaster Flash qui ont été remplacées par des vêtements de tous les jours seulement illuminés par les chaînes en or à l’image de Run DMC.
Autre figure qui s’employait à rendre le rap plus authentique, Vanthilt rencontre alors Russell Simmons qui nous emmènera en balade dans les rues et en studio, mais pas avant avoir écouté un groupe de rap de Chicago qui tentait d’obtenir un contrat en rappant au bas de la fenêtre de son bureau… On se rend ensuite chez la grand-mère de James Todd Smith qui héberge toujours son petit-fils malgré ses débuts plus que prometteurs. Il nous expliquera la signification du LL puis discutera de ce fossé entre les générations. « If you don’t express to somebody that you’re proud of yourself and how you’re coming off, then how are they going to know », « What would you say if they got on the record and said ‘Yo, I’m a sucker and a punk and I can’t even fight. I don’t make no money.’ How that sound? » le tout mis en contraste avec les paroles de El Hadi des Last Poets « What the young folks are saying is nursery rhymes. We like to deal with the real. Rhyming is fine, but not nursery rhymes… The guys only be talking about themselves–how much of a lover, how the women love ’em to death, how they can throw down, how good they can dance, how bad they are, nobody better not mess with me, and all that kind of foolishness that only encourages violence and madness, as opposed to encouraging sanity and progress. »
Comme on peut le voir, le débat dure depuis quelques années déjà… et ce n’est certainement pas par hasard que Vanthilt termine son documentaire en compagnie de Schooly D qui nous explique son point de vue sur la question « Our sound is raw. Very raw. We say things that other MCs wish they could say and want to say, [but they’re] scared to say because the record companies won’t let ’em say it. So, since I have my own record company, I can say anything I want. » Schooly D ne faisant alors que de poser les jalons sur ce qui allait alors différencier les artistes indépendants de ceux signés en majors…

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