#LundiSaleCon – Le Hater

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Ecrit le 17 juillet 2012 Blogz

Parce que repreZent est un peu fainéant, mais surtout parce qu’on est nous aussi des sales cons, nous avons décidé de partager avec vous l’épisode 8 des #LundiSaleCon publié chaque semaine sur le site de nos voisins striclyhiphopmag.com.

Depuis le boom du 2.0 et par conséquent de la rap musique 2.0, on a vu arriver la plus belle invention de tous les temps. J’aurais pu dire cette superbe chronique, mais non.

Je parle du hater. Puisqu’il est utilisé à tort et à travers, je vais définir ce noble concept. Le Hater est tout simplement un jeune. C’est souvent un homme, les femmes préférant nous faire croire qu’elles s’y connaissent en fripe, en jouant aux blogueuses mode. (Cliché? Haïssez-moi mesdames)

Le Hater est ce genre de personne que la réussite irrite. Tout ce que tu vas réussir dans ta vie va être décortiqué et dénigré. La raison? On cherche encore, mais j’ai donné des fonds, la science avance. Donc le Hater va simplement te jalouser, envier ta réussite sous couvert de fausses excuses “commercial, changement de direction », etc.

Le sale con lui, n’aime rien, a un humour grinçant et aime à pointer les petits détails qui fâchent ou qui font clairement chier.

Trop souvent on s’invente des haters. Quand on n’accepte pas la critique comme certains artistes qui ne savent pas se remettre en question. Si ton projet ne marche pas, pas la peine de te tourner sur les haters qui rient et même se gaussent, c’est parce que ton truc est une merde sans nom.

Trop souvent on te fait des freestyles sur les haters pour les narguer. Finalement d’un fantasme on est passé à un fonds de commerce. Parler des soi-disant haters c’est tellement dans l’air du temps.

Oui tu réussis, donc concentre-toi sur ton public au lieu de faire chier avec ta branlette adolescente sur les Jaloux. T’as besoin de te justifier peut-être ? Mais sur quoi? Une des grandes questions qui resteront certainement sans réponse. Mais là aussi, je sponsorise, la science avance.

Le plus drôle c’est cette vidéo pour les inscriptions à ce « Yo momma france », où on te dit : « tu peux même parler sur moi, sur internet, c’est très fréquent ». Le mec est fier de ça, comme si plus de gens parlent mal de toi mieux c’est. Sérieusement de qui se fout-on ? Surtout quand le succès vient des participants justement. Parce que le reste, on ne voit pas grand-chose… oh mince je suis un hater. Je me vois mal me foutre devant mon miroir avec mon téléphone mobile, me filmer en train de (mal) rapper sur un mec dont je me fous, alors que ma seule motivation c’est de me la raconter sur une scène à dire des gros mots. Se servir de ce côté négatif pour appâter le chaland est juste chiant au possible. Et met peut-être à mal le peu de fierté qu’il nous reste parce qu’on n’a pas percé comme on le voulait. Mais nul n’étant prophète en son pays, on s’expatrie, pour au final ne pas faire bien mieux.

Dans le sale con game, on aime bien aussi pointer du doigt les “MC’s du net”. Ces mecs qui rappent et qui ne sont identifiés que par leur page facebook. On est dans le 2.0 à fond. Ces mecs sont plus connus pour leurs commentaires ineptes que par leur son. Et il y à ceux qui les dénigrent alors que sans le net, eux non plus ne pourraient avoir le semblant de notoriété qu’ils ont, et créer des évènements d’envergure nationale. ( non je ne vise pas toujours les mêmes personnes). La tweet crédibilité et la street crétinité. Beaucoup ont déjà compris que tout ceci était des jeux d’enfants et qu’il fallait mettre de côté tout cela. Ces gens qui taillent les Mc’s du net et qui font leur promo en message privé pour se croire “mecs cools”. Le genre qui hait ce qui le hait lui-même, l’arroseur arrosé, qui a créé le style de racolage putassier. On feint de vomir sur ce qui nous a rempli le buffet.

Parfois on a si peu de scrupule qu’on va même faire tourner un blaze sur sa page fb en disant à ses “fans” allez y insultez le, il me hate. On atteint le sommet de connerie et de lâcheté. J’appelle ça être une salope. Je ne donnerai pas de nom. Je ne suis pas là pour faire de la promo ou descendre des types qui pour moi sont des branleurs. Je préfère donner les noms de ceux qui pour moi ont une démarche saine. Je ne suis pas un hater, je n’ai pas le temps.

Et pour donner mon avis sur un évènement passé qui m’avait fait rire: quand je te dis que pour moi tu n’es personne parce que tu es inexistant discographiquement et que je te dis de revenir me parler quand tu auras une carrière toi qui te dis MC, ne me qualifie pas de Hater, mais réjouis-toi que je sois honnête et que je ne te calcule pas. Tout ce que tu as réussi c’est brasser du vide. Et pour moi ce n’est pas être un MC. À bon entendeur.

Monsieur Dillon

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