La Chronique D’Un Jeunot

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Ecrit le 26 août 2011 Blogz

Après plus de trente ans, le hip-hop est aujourd’hui plus décrié que jamais. Un débat gronde dans les clubs underground, des voix se font entendre dans les soirées. Le hip-hop perd son essence, ce qui l’a fait durant toutes ces années.

Tout mouvement évolue, et c’est bien d’évolution dont nous parlons. À son commencement, il servait de porte-voix aux militants des droits afro-américains. Il a ensuite évolué pour servir de porte-voix à tous ceux qui avaient quelque chose à dire. Puis il a pris le virage que nous connaissons : devenir une musique populaire. Car le but de ce mouvement n’était-il pas d’entrer dans tous les foyers ? De permettre à tous ceux qui le voulaient (et qui pouvaient surtout) de délivrer leur message ?

Qui suis-je donc pour dire quelles directions doit prendre le hip-hop ou lesquelles ne pas prendre ? Mais je peux constater que le hip-hop prend une direction tout public, une direction de grande écoute et surtout une direction commerciale. C’est ce qu’il est devenu ces dernières années : une véritable machine à fric, pour le bien des uns et le malheur des puristes. Pour le bien des jeunes qui apprécient plus ce hip-hop plus festif, commercial et le malheur de ceux qui ne veulent pas de ce changement.

L’on entend de plus en plus de rappeurs faire des collaborations avec des artistes house ou pop. Cela n’avait jamais vraiment dérangé par le passé, car le contenu était le même, mais la forme différente. Aujourd’hui la forme a changé elle aussi. Mais est-ce mal le changement ? Est-ce mal d’avoir transformé une musique que certains qualifiaient de « musique de racaille » (honte à eux) en une musique écoutée par des mères de famille ?

Je ne prends aucun parti, je tente juste de soulever cette question qui pilonne mon esprit depuis que ce débat est ouvert. Pour certains David Guetta a pourri le hip-hop, pour d’autres il l’a fait évoluer, comme il l’avait fait auparavant (du jazz à la soul et de la soul au rap). Nous devrions être contents que cette musique, qui est la nôtre amoureux de ce genre depuis des années, soit enfin reconnue. Que ses protagonistes ne soient plus traités comme des terroristes, mais comme de véritables vedettes à part entière.

Ma question se pose peut-être un peu plus en question de société, une question qui pourrait être pour tous les aspects de notre vie. Le hip-hop était-il vraiment mieux avant ? Le hip-hop s’est-il transformé en hip-pop ?
Voilà, c’est dit. Le débat est lancé et nous en sommes tous les acteurs…

Le Baron

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comments


8 Commentaires


  1.  
    Babu

    Oui, bon. Lancer des débats c’est bien Le Baron, mais pondre un article qui apprend 1 truc au lecteur, c’est mieux.
    Faut pas que ça se transforme en branlette cérébrale.
    Perso, jm’en fous du virage du hip-hop, blablabla.
    Le virage « commercial » (ce terme me fait tjrs rire, pke à partir du moment où un projet est ds les magasins, il est commercial) était hautement prévisible. Ca colle parfaitement au système. Fini la mentalité hippie en 2011, faut tout faire fructifier. Thune, thune, thune.Libéral à fond.
    Fini pr moi d’éviter le salariat au maximum en tout cas (jm’écarte).

    Ecoutez Jay Rock et Kendrick Lamar ac ce soleil.




  2.  
    Phat_D

    Le Hip Hop perd son essence … L’essence de Hip Hop c’est toi, c’est moi, c’est nous, c’est tout ceux qui formons la communauté HipHop, impossible dès lors qu’il perde de son essence. D’ailleurs tout ceux qui on vécu le HipHop des premières heures te le diront : Si il faut que nous vivions le Hip Hop de notre jeunesse, nous devrions à nouveau nous droguer, cambrioler et créer des gang de rue.

    Je comprend ce que tu veux dire, mais il ne tiens qu’à toi de filer un coup de main aux vieille de ton bâtiment, aux pauvres de ta rue en leur achetant des sac migros, qu’avec ton crew vous fassiez des sorties sociales parce que Bambaataa c’est ce qu’il fait à longueur de journée (pour recentrer sur le terme essence du hiphop). L’essence du HipHop à mon avis (mon avis) c’est la réussite de la communauté, pas simplement de l’un ou l’autre individus, mais, je le répète, la réussite de la communauté.

    Ensuite je dirais que le HipHop du Bronx (ou autre) des années 70 – 80 ne pourra plus jamais revivre, car il est ancré dans une période, dans une énergie, dans des problèmes sociaux culturel d’un quartier précis et d’une ville précise à un moment donné. Idéaliser cette période c’est perdre pied dans une nostalgie ignorante car les mecs du même quartier voulaient juste s’en sortir, foutre le camps de ces ghetto que les blancs avaient construit 20 ans auparavant (voir la construction de la Cross Bronx Expressway).

    A mon sens, le HipHop prend racine tellement loin dans le temps qu’il est difficile de définir réellement ce qu’est l’essence du HipHop tel que nous « voulons » nous l’imaginer, car je persiste à croire que beaucoup de puristes nous nous sommes fabriqué une image de ce que devrait être le hiphop au travers des vhs que nous avons pu voir, au travers des tracks que nous avons pu écouter et surtout au travers de nos souvenirs adolescents, ce qui est absolument normal mais qui justement fait que chacun à sa propre définition de l’essence du HipHop.




  3.  
    Phat_D

    La direction tout publique du HipHop n’est pas grave, imagine, ce qu’une poignée de latinos et afro-américain on fait quand ils étaient ados : Chaque famille sur cette planète est forcément touché de près ou de loin par le HipHop ! Quelle putain d’énergie… Commercial ou pas ça pousse au respect merde !

    Aujourd’hui avec internet la mode est « morte », même si des mouvements fluctuent, viennent et repartent (Hipster, baby rockers, ou la tektonik tiens) du coup, le business peut se faire également pour les puristes, il suffit se sortir de sa cave, penser business un minimum et aller vendre ses disques sur le marché ! Si l’autre con de morsay y arrive, pourquoi pas des Lausannois respectueux des valeurs du HipHop.

    Il me semble que pour les puristes, ce n’est pas tant l’argent qui est la principale motivation, donc que peut on en avoir à foutre si Rihanna place son énième hit et que son album se trouve dans le bac R&B, n’importe quelle personne éclairée saura que sa musique n’a rien à voir avec le Rythm&Blues, donc pourquoi se battre constamment contre des moulins à vent ?

    Aujourd’hui tu paie 100 balles pour un cours de HipHop. Avant t’était HipHop si t’avais prouvé que tu l’étais parce que t’avais graphé la moitié de ton canton avec ton blaze, avant cela on te traitait de sock. J’aime assez ce côté bizutage, c’est vrai, mais entre nous, cela voudrait dire que l’on ne fais pas les choses par passion, mais uniquement pour l’intégration dans un groupe de pote ? Cela revient au terme d’être à la mode et à tout autre initiation de groupe social (même si les initiations pour entrer dans un gang étaient clairement plus brutales) ?

    Mais je suis d’accord, avant d’être un rappeur, faut avoir monter que l’on sait rapper ! je fais du rap, ok mais ça fait pas de toi un rappeur, je fais du break, ok mais ça fait pas de toi un b-boy ! Prouver pour prouver mouais, bosser des heures et des heures pour sa passion c’est le « hop » !




  4.  
    Phat_D

    Pour David Ghetta, impossible qu’il ai pourris le hiphop : ) Il fait son business et il le fait très très bien !

    Si on écoute Kendrick Lamar, ou Daily Bread de Hassaan Mackey & Apollo Brown, ou Elzhi ELmatic … Ou simplement en Suisse avec OrformOrnorm, decs et tout les sons qui passent sur cette putain de rubrique Swiss Made on verrait qu’il y en a pour tout les goûts et que le HipHop à encore ses cartes à jouer ! Et que même les puristes y trouveraient leur bonheur !

    Au diable les charts ! Si le HipHop de puriste y étaient il y a quelques années c’est parce que les majors le voulaient bien un point c’est tout : )




  5.  
    Phat_D

    D’ailleurs y a Pete Rock qui a sortit des sons cet été
    http://www.youtube.com/watch?v=zRpX4tyJEII&feature=relmfu

    Le BoomBap n’est pas mort ;-)




  6.  

    Certains sont là pour le hip hop, d’autres juste pour le « Rap Music » et la différence est énorme entre les 2

    C’est dommage mais souvent la relève connais mieux le nom du dernier album de lil wayne que l’histoire de ce mouvement
    (qu’ils trouvent dépassés d’ailleurs).




  7.  

    Decs> à fond…. jprédis 400 pages à ce topic lol…. t’as raison mec, mais de part chez nous ya quand meme 1-2 ptits gars qui s’intéressent aux racines et qui connaissent les pionniers du mouvement ;-) , immense big up à eux même s’ils sont rares….




  8.  
    SisilaFamy

    Le Baron a laissé tombé sa chronique, il a meme pas repondu ou donné son avis, la monarchie c’etait mieux avant.





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